Pharmacie de la Mairie

Campagne de vaccination à Mayotte. Point de situation du 12 juin 2018.

Posté le 13 juin 2018

Points saillants

  • Dispositif dans sa phase de pleine activité depuis le 27/05 (jusqu’à 8 centres ouverts simultanément)
  • Entre le 22/05 et le 10/06, 15 537 enfants ont été vus dans un des 20 centres de vaccination ayant ouvert sur cette période. La fréquentation des centres, à mi campagne, est conforme aux objectifs fixés de fréquentation (entre 30 000 et 40 000 enfants au total)
  • Parmi les 15 537 enfants pris en charge dans un centre, 8 548 ont été vaccinés soit 55,7% ayant un statut vaccinal à mettre à jour
  • 15 910 vaccins ont été administrés (soit, en moyenne, 2 vaccins par enfant), répartis de la façon suivante (5 912 Infanrix Hexa; 5 433 ROR; 4 565 Prevenar)
  • La fréquentation des centres de vaccination reste élevée ce qui montre la forte adhésion des familles à la campagne de vaccination quelle que soit la localisation des centres sur l’île
  • Aucun effet indésirable post vaccinal ayant fait l’objet d’une déclaration de pharmacovigilance n’a été signalé à Santé publique France
  • Forte implication des équipes vaccinales et pharmaceutiques de la réserve sanitaire
  • Implication des acteurs locaux qui se font le relais de la campagne en coordination avec l’ARS

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 12 juin 2018.

Posté le 12 juin 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 4604 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables (dont 3 importés) ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion. L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (895 typages). Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral.

En semaine S2018-22 (du 28 mai au 3 juin) :

  • 351 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués biologiquement, données basées sur la date de début des symptômes.
  • Les cas confirmés et probables résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : Bois de Nèfles et La Plaine (64 cas), St-Paul, Gare routière et Etang (50 cas), Le Port (53 cas), La Possession (41 cas), Le Guillaume (11 cas), St-Gilles-les-Bains (37 cas), St-Leu (29 cas), St-Gilles-les-Hauts (11 cas), La Saline (6 cas) ;
    - Dans le sud : Ravine des Cabris (11 cas), St-Pierre (7 cas), Etang Salé (4 cas), St Louis (7 cas), le Tampon (3 cas), St Joseph (3 cas) et Avirons (1 cas).

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Situation de la tuberculose à Mayotte. Point épidémiologique au 6 juin 2018.

Posté le 11 juin 2018

Contexte

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de nouveaux cas de tuberculose dans le monde en 2015 est estimé à 10,4 millions. La distribution mondiale est hétérogène : l’Afrique (275 cas/100 000 habitants) et l’Asie du Sud-Est (246 cas/100 000) concentrent le plus gros fardeau de la maladie. Mayotte, département avec le taux de déclaration le plus élevé de France, subit une pression migratoire importante venant des îles voisines qui présentent par ailleurs une forte incidence de la tuberculose en 2016: Madagascar (237 cas/100 000 habitants), les Comores (35 cas/100 000), Maurice (22 cas/100 000).
Ce point épidémiologique présente la situation épidémiologique de la tuberculose maladie à Mayotte au cours de la période 2011-2015.

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Situation de la coqueluche à Mayotte. Point épidémiologique au 5 juin 2018.

Posté le 7 juin 2018

Contexte

Durant la première quinzaine de novembre 2017, deux cas de coqueluche ont été détectés à Mayotte par les systèmes de surveillance de Santé publique France océan Indien.
Le premier cas a été détecté au sein du service d’urgence du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), grâce au réseau OSCOUR® et le second a été signalé par l’un des médecins sentinelles de Mayotte.
Dans un contexte de couverture vaccinale défaillante chez les enfants de moins de 6 ans, des investigations ont été menées, en lien avec le laboratoire du CHM et la Cellule de Veille, d’Alerte et de Gestion Sanitaire (CVAGS) de l’ARS-OI, afin d’identifier un éventuel phénomène inhabituel et/ou de potentiels cas groupés. Les premiers résultats ont mis en évidence une recrudescence des cas de coqueluche depuis le début de l’année 2017 à Mayotte.

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Campagne de vaccination à Mayotte. Point de situation du 5 juin 2018.

Posté le 6 juin 2018

Points saillants

  • Dispositif pleine charge (8 centres ouverts simultanément) en cours depuis le 27/05
  • Entre le 22/05 et le 03/06, 10 935 enfants ont été vus dans un des 14 centres de vaccination ayant ouvert sur cette période
  • Parmi les 10 935 enfants pris en charge dans un centre, 5 803 ont été vaccinés (en moyenne 2 vaccins par enfant)
  • 10 780 vaccins administrés, répartis de la façon suivante (3 975 Infanrix Hexa; 3 658 ROR; 3 147 Prevenar)
  • L’adhésion à la campagne de vaccination est toujours constatée au vue de la persistance de l’affluence des familles
  • L’activité dans les centres est toujours importante les premiers jours d’ouverture
  • Forte implication des équipes vaccinales et pharmaceutiques de la réserve sanitaire
  • Implication des acteurs locaux qui se font le relais de la campagne en coordination avec l’ARS

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 5 juin 2018.

Posté le 6 juin 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 4292 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables (dont 3 importés) ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion.
L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (886 typages). Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral.

En semaine S2018-21 (du 21 au 27 mai) :

  • 368 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués biologiquement, données basées sur la date de début des symptômes.
  • Les cas confirmés et probables résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : Bois de Nèfles et La Plaine (86 cas), St-Paul, Gare routière et Etang (61 cas), Le Port (48 cas), La Possession (34 cas), St-Gilles-les-Bains (28 cas), St-Leu (31 cas), St-Gilles-les-Hauts (12 cas), Le Guillaume (7 cas) ;
    - Dans le sud : Ravine des Cabris (5 cas), St-Pierre (12 cas), St Louis (8 cas), Etang Salé (6 cas), le Tampon (4 cas), St Joseph (3 cas) ;
    - Dans le nord : Sainte Clotilde (3 cas), Saint Denis (2 cas), et La Montagne (3 cas).

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 31 mai 2018.

Posté le 5 juin 2018

Vaccination anti-Ebola en République démocratique du Congo

Le 8 mai dernier, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré qu’une nouvelle flambée de maladie à virus Ebola (MVE) touchait la zone de Bikoro, dans la province de l’Équateur. Le virus Ebola cause une maladie aigüe grave qui est souvent mortelle en l’absence de traitement. Le taux de létalité moyen pour la MVE est de 50 % environ. Le virus est transmis à l’homme par des animaux sauvages et se propage dans la population humaine par transmission interhumaine.
Il s’agit de la 9ème flambée de MVE en RDC depuis que le virus a été découvert dans le pays en 1976. Au total, du 4 avril 2018 au 27 mai 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rapporte 54 cas de MVE déclarés dont 25 décès (taux de létalité de 46 %). Parmi ces 54 cas, 35 ont été confirmés, 13 sont des cas probables et 6 restent des cas suspects. Au total, 5 agents de santé ont été touchés. Trois zones de santé sont concernées depuis début avril : Iboko (27 cas dont 6 décès), Bikoro (22 cas dont 16 décès) et Wangata (5 cas dont 3 décès). Un cas suspect dans la zone de santé de Ntondo s’est révélé négatif. A ce stade, 906 contacts ont été identifiés et font l’objet d’un suivi.
Le Ministère de la santé dirige la riposte dans les zones de santé touchées avec le soutien de l’OMS et de partenaires. Les priorités sont notamment le renforcement de la surveillance et la recherche des sujets contacts, les moyens de laboratoire, la lutte anti-infectieuse, la prise en charge des cas, la participation des communautés, l’inhumation des défunts en toute sécurité et dans la dignité, la coordination de la riposte et la vaccination.
L’OMS réutilise comme modèle la riposte menée en 2017 face à une flambée semblable de MVE au nord du pays dont l’efficacité tenait à plusieurs facteurs : les cas possibles ont été rapidement déclarés aux autorités locales, les échantillons de sang ont pu être immédiatement analysés grâce au renforcement des capacités de laboratoires nationaux, le gouvernement a identifié et annoncé la flambée tôt, des activités de riposte rapide ont été menées par les autorités sanitaires locales et nationales avec un solide soutien des partenaires internationaux, et l’accès aux fonds souples a été rapide.
Le 21 mai 2018, plus de 7 500 doses de vaccin expérimental anti-Ebola (11 000 personnes avaient participé à un essai en Guinée en 2017) ont été envoyées en RDC pour mener les opérations de vaccination dans la province de l’équateur. La stratégie de vaccination en anneau nécessite de retrouver dès que possible tous les contacts des cas récemment confirmés ainsi que les contacts de ces contacts.
A l’heure actuelle, le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI) a jugé que les conditions d’une urgence de santé publique de portée internationale n’étaient pas réunies.

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